Parmi les conseils de référencement que les éditeurs de logiciels immobiliers publient depuis deux ans, un exemple m’a arrêté cette semaine. Une annonce de départ, « Maison de village T6 avec 5 chambres dont une en rdc avec sde », réécrite en deux cents mots. Le nom de la commune arrive dès la première ligne, les pièces sont décrites une par une, puis la poste, la crèche, l’école à pied et la route vers les plages. La version longue se lit mieux, pour un acheteur comme pour Google. Je la conseillerais à n’importe quelle agence, avec une limite que ces articles ne donnent pas.
Cette limite tient à la durée de vie d’une annonce. Le bien se vend, la page disparaît, et le travail de rédaction part avec elle. Un éditeur suisse de passerelles vers les portails affirme, pour vendre son module de rotation des annonces, que la plupart des contacts arrivent dans les trois premiers jours de publication. Le même texte, envoyé par la passerelle, se retrouve aussi mot pour mot sur des portails qui pèsent plus lourd. Quand nous construisons un site d’agence immobilière, je regarde donc d’abord les pages qui restent.
Les pages qui restent en ligne
Une agence est cherchée sur quelques dizaines de requêtes qui reviennent chaque année : « agence immobilière » suivi de la commune, « estimation maison » avec le nom du quartier, « appartement à vendre » et la ville. Les éditeurs recommandent tous de viser ces expressions locales plutôt que le mot « immobilier » seul, et ils ont raison. Ils disent moins où les placer. À mon sens, sur une page par commune ou par secteur, qui dit ce que l’agence y vend, ce que cherche un acheteur dans ce coin et ce qu’un vendeur doit savoir avant de mettre en vente. Cette page capitalise des années de visibilité. Elle accumule des visites et des liens venus d’autres sites, et c’est elle que Google finit par montrer.
C’est là que porte le référencement naturel des sites d’agences que nous suivons : faire sortir les pages de secteur, la page d’estimation et les biens sur les recherches de la commune, puis compter ce qu’elles envoient en demandes. Je ne promets ni une position ni un délai, parce que ça dépend de la concurrence locale et de ce que le site porte déjà. Dans nos rapports, certains des mots-clés que je mets en avant sont ceux où l’agence n’est pas encore bien placée et où il y a des propriétaires vendeurs à prendre.
Le reste de la liste
Les mêmes articles alignent la vitesse de chargement, l’affichage sur téléphone, les titres de page, le suivi dans Google Analytics et la Search Console. Tout y est juste. Presque rien ne dépend pourtant de l’agence au quotidien : c’est le travail de celui qui fabrique et entretient le site. Sur notre plateforme, une correction technique profite à tous les sites d’agences en même temps. La rédaction, elle, reste chez l’agence : l’annonce écrite en entier, sans « T4 » ni « sde », le texte de la page de secteur, la réponse à une question que les vendeurs posent en rendez-vous et qu’on peut mettre en ligne.